Cheval de troie : Les 6 exemples les plus terribles

Par Tibor Moes / Mise à jour : janvier 2024

Cheval de troie : Les exemples les plus terribles (2023)

Dans le paysage en constante évolution de la cybersécurité, les attaques par chevaux de Troie représentent une menace importante et persistante pour les individus comme pour les organisations.

Cet article retrace l’histoire de six des attaques de chevaux de Troie les plus dévastatrices, en donnant un aperçu de leurs mécanismes, de leur impact et des leçons tirées de ces cyber-incursions.

Qu’est-ce qu’un cheval de Troie informatique ? Un cheval de Troie est un logiciel malveillant déguisé en logiciel authentique, qui vise à infecter votre ordinateur et à modifier vos fichiers et vos données. Certains chevaux de Troie peuvent même permettre à des pirates d’accéder à votre ordinateur et à vos informations personnelles.

  • ILOVEYOU (2000) : Ce ver se fait passer pour une lettre d’amour et infecte rapidement des millions d’ordinateurs dans le monde entier. Il a infecté plus de dix millions de PC Windows à partir du 5 mai 2000.
  • Zeus (2009) : Puissant cheval de Troie ciblant les informations financières, Zeus a compromis des milliers de comptes FTP, y compris ceux de grandes entreprises. Plus de 74 000 comptes FTP sur des sites de premier plan ont été compromis en juin 2009.
  • CryptoLocker (2013) : Ce ransomware crypte les fichiers des utilisateurs et exige un paiement pour leur libération. Entre 200 000 et 250 000 ordinateurs ont été infectés, et les opérateurs ont extorqué environ 3 millions de dollars.
  • Emotet (2014) : Initialement un cheval de Troie bancaire, Emotet a évolué pour diffuser d’autres logiciels malveillants et a causé d’importants préjudices financiers. Les gouvernements ont dû débourser jusqu’à un million de dollars par incident pour y remédier.
  • Dyre (2014) : Dyre a ciblé les informations d’identification bancaires, montrant une nette augmentation des taux d’infection et des vols financiers. Les infections sont passées de 500 à près de 3 500 cas, avec plus d’un million de dollars volés aux entreprises.
  • BlackEnergy (2015) : D’abord simple cheval de Troie, BlackEnergy a évolué pour perturber les infrastructures critiques, notamment en Ukraine. Il a privé d’électricité environ 1,4 million de personnes pendant plusieurs heures en Ukraine.

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Exemples de chevaux de Troie informatique

1. ILOVEYOU (2000)

Au début du mois de mai 2000, un courrier électronique apparemment inoffensif a commencé à circuler avec pour objet “JE T’AIME”. Ce qui apparaissait comme une note d’affection numérique était en fait l’un des vers informatiques les plus virulents de l’époque. Selon Wired.com, le ver ILOVEYOU a rapidement infecté plus de dix millions d’ordinateurs personnels Windows dans le monde, en commençant à se propager le 5 mai 2000.

Le ver a exploité la curiosité et la confiance de l’homme, en utilisant une simple pièce jointe à un courriel pour s’infiltrer et se répliquer sur les réseaux. Sa portée n’était pas seulement vaste, mais aussi d’une rapidité alarmante, mettant en évidence les vulnérabilités des pratiques de cybersécurité des particuliers et des entreprises à l’aube du XXIe siècle.

L’incident ILOVEYOU nous rappelle brutalement comment la confiance numérique peut être exploitée et l’impact profond des cybermenaces à l’échelle mondiale.

2. Zeus (2009)

En 2009, le monde de la cybersécurité a assisté à l’émergence de Zeus, un cheval de Troie qui illustre la sophistication croissante des tactiques des cybercriminels.

Comme le rapporte TheTechHerald.com, on a découvert en juin 2009 que Zeus avait compromis plus de 74 000 comptes FTP, infiltrant les défenses en ligne d’entreprises de premier plan telles que Bank of America, NASA, Monster.com, ABC, Oracle, Play.com, Cisco, Amazon et BusinessWeek.

Ce logiciel malveillant n’était pas seulement un outil de vol de données ; il s’agissait d’une opération à part entière qui visait les fondements mêmes de la sécurité des entreprises et des finances. Le cheval de Troie Zeus illustre l’escalade de la course aux armements dans le domaine de la cybersécurité, où les enjeux ne sont pas seulement les informations personnelles, mais aussi l’intégrité des infrastructures critiques des entreprises et des gouvernements.

3. CryptoLocker (2013)

En 2013, le monde numérique a été confronté à une nouvelle forme de cyberterrorisme : le ransomware. CryptoLocker, un acteur redoutable dans ce domaine, est apparu comme un cheval de Troie de ransomware qui tenait des fichiers personnels en otage contre une rançon.

Selon BBC.com, à la mi-décembre de la même année, entre 200 000 et 250 000 ordinateurs étaient infectés par CryptoLocker. Le cheval de Troie exigeait un paiement en bitcoins, exploitant l’anonymat de la monnaie numérique pour réaliser son extorsion. Les opérateurs de CryptoLocker ont fait preuve d’une efficacité redoutable, parvenant à extorquer aux victimes un montant total estimé à environ 3 millions de dollars.

Cette attaque a non seulement mis en évidence la vulnérabilité des données personnelles, mais aussi la menace croissante des ransomwares à l’ère numérique, où le cryptage des données peut être utilisé à des fins lucratives.

4. Emotet (2014)

L’année suivante, en 2014, le paysage de la cybersécurité a été confronté à un nouveau défi de taille avec l’arrivée d’Emotet. D’abord cheval de Troie bancaire, Emotet s’est transformé en un service sophistiqué de diffusion de logiciels malveillants.

Heimdalsecurity.com signale que les infections par Emotet ont coûté jusqu’à 1 million de dollars par incident aux gouvernements des États, locaux, tribaux et territoriaux (SLTT) pour y remédier.

Ce logiciel malveillant était particulièrement connu pour sa capacité à échapper à la détection antivirus standard, ce qui en faisait une menace persistante. L’impact d’Emotet ne s’est pas limité aux pertes financières ; il a compromis la sécurité des systèmes gouvernementaux, ce qui a représenté une menace pour les activités du secteur public.

Le cas d’Emotet est un rappel brutal de l’évolution constante des cybermenaces et de l’escalade des coûts associés à la lutte contre ces attaques sophistiquées.

5. Dyre (2014)

À la fin de l’année 2014, la communauté de la cybersécurité a été confrontée à une augmentation significative de l’activité de Dyre, un cheval de Troie bancaire notoire.

SecurityIntelligence.com rapporte qu’en octobre 2014, l’équipe d’IBM Trusteer a observé un pic spectaculaire des infections par Dyre, passant de 500 instances à près de 3 500.

Ce logiciel malveillant s’est spécialisé dans le vol d’identifiants bancaires et IBM Security a découvert une campagne active utilisant une variante du logiciel malveillant Dyre qui a réussi à détourner plus d’un million de dollars des organisations d’entreprises ciblées.

La prolifération rapide de Dyre et son impact financier ont mis en évidence la menace croissante que représentent les chevaux de Troie bancaires. Ils ne ciblent plus seulement les consommateurs individuels ; ils ont évolué pour lancer des attaques sophistiquées contre de grandes organisations, constituant une menace sérieuse pour la sécurité financière des entreprises.

6. BlackEnergy (2015)

L’année 2015 a marqué un tournant dans la cyberguerre avec l’attaque BlackEnergy. Selon WeLiveSecurity.com, un incident important s’est produit en Ukraine, où environ 1,4 million de personnes ont été plongées dans l’obscurité pendant plusieurs heures à cause d’une cyberattaque.

BlackEnergy, conçu à l’origine comme un cheval de Troie relativement simple, s’est transformé en un outil sophistiqué capable de mener des attaques d’infrastructure à grande échelle. Cet incident en Ukraine était particulièrement alarmant car il démontrait la capacité des cyberattaques à passer du domaine numérique à celui des perturbations physiques dans le monde réel.

L’attaque de BlackEnergy a non seulement perturbé la vie quotidienne de millions de personnes, mais elle a également marqué le début d’une nouvelle ère dans le domaine des cybermenaces, les infrastructures critiques étant devenues une cible privilégiée.

Conclusion

Comme nous l’avons vu à travers ces exemples, les attaques par chevaux de Troie constituent une menace importante et évolutive dans le paysage numérique. De l’infection généralisée causée par ILOVEYOU aux perturbations financières et infrastructurelles sophistiquées causées par Zeus, CryptoLocker, Emotet, Dyre et BlackEnergy, l’impact de ces attaques est à la fois considérable et profondément préoccupant. Ces incidents soulignent l’importance de la vigilance et des mesures proactives en matière de cybersécurité.

Face à ces menaces, on ne saurait trop insister sur l’importance d’une cybersécurité solide. Il est essentiel d’investir dans des solutions de cybersécurité fiables proposées par des marques de confiance telles que Norton, Avast, TotalAV, Bitdefender, McAfee, Panda et Avira. Ces fournisseurs offrent des fonctions de protection avancées contre les plus récents cybermenaces.

En investissant dans ces programmes antivirus, vous bénéficiez non seulement d’une protection en temps réel contre les menaces connues, mais vous utilisez également des technologies avancées pour détecter et neutraliser les menaces émergentes. Les cybercriminels ne cessant d’évoluer dans leurs tactiques, disposer d’un antivirus fiable est une ligne de défense essentielle pour protéger les données personnelles et organisationnelles.

Sources d’information

  1. Wired.com
  2. Web.archive.org
  3. Thetechherald.com
  4. BBC.com
  5. Heimdalsecurity.com
  6. Securityintelligence.com
  7. Welivesecurity.com

 

Auteur : Tibor Moes

Auteur : Tibor Moes

Fondateur et rédacteur en chef de SoftwareLab

Tibor a testé 39 antivirus et 30 VPN, et est titulaire d'un certificat de cybersécurité de l'université de Stanford.

Il utilise Norton pour protéger ses appareils, CyberGhost pour sa vie privée et Dashlane pour ses mots de passe.

Vous pouvez le trouver sur LinkedIn ou le contacter ici.